Gestion municipale

(Retour sur un éditorial de 36.000 communes)

 

En juin 1989,  36.000 Communes, le média de la Fédération Nationale des Maires Ruraux, m’accordait un éditorial reproduit plus après.

J’y mettais alors en évidence les limites de certaines pratiques qui, en ce temps-là, se voulaient le « nec plus ultra » de la gestion municipale : 

- l’appel à des consultants en organisation et méthodes,

- le recours à la gestion déléguée,

- l’autofinancement plutôt que l’emprunt,

- le « lissage » de la dette,

- le contrôle de gestion par la comptabilité analytique et les ratios,

- l’intéressement à la gestion.        

 

             De nos jours mon propos ne changerait guère à cela près

- que je généraliserai ma réserve concernant les consultants : si grand soit le talent de l’expert, pour être de bon conseil il doit avoir une bonne connaissance du tissu local, quitte à l’acquérir,

- qu’à ma liste de « stéréotypes » j’ajouterais l’accent mis sur la vétusté dans l’élaboration des programmes de renouvellement, entre autres pour les canalisations enterrées : je ne sais pour le gaz, pour l’eau par contre, des critères existent qu’il serait prioritaire de faire apparaître car d’une autre importance que l’âge de l’ouvrage, tel en particulier la sensibilité du site, la fréquence des ruptures, l’état de colmatage, etc. Les méconnaître s’exposent à remplacer des canalisations qui auraient pu encore durer dix, vingt ou trente ans. Bien d’autres renouvellements seraient à aborder avec le même souci de gestion rationnelle, ainsi pour toute voie communale programmer la réfection générale de son revêtement non en fonction de son âge mais du besoin, ou encore en cas d’achat d’un immeuble n’engager le remplacement de la couverture que si son entretien devient trop onéreux.

J’attirerais de plus l’attention sur l’importance de ne pas se laisser "duper" par  les apparences et de ne pas

 

 Je soulignerais enfin, non pas à la seule intention des élus locaux mais aussi à destination des services d’État conseiller des collectivités, qu’en son article 2  la loi n° 85-704 du 12 juillet 1985 relative à la maîtrise d’ouvrage publique subordonne toute élaboration d’un projet à une étude de faisabilité et  d’opportunité. Cet impératif respecté, nombre de dossiers n’auraient pas fini à la poubelle, faute de possibilités de financement ou encore de bonne adéquation en regard des contraintes d’environnement.

 

Les collectivités locales ont leurs spécificités propres. Qu’elles se comportent en bon gestionnaire, oui, mais à l’aulne de leurs spécificités.

 

                                                               Michel Nouaille-Degorce (20/8/12)

 

 

Chauffage des habitations

Choix d’une énergie et d’un mode de  chauffage

 

Le réseau propane arrive dans ma commune

 

Ais-je ou non intérêt à me raccorder ? La question méritait étude et réflexion en prenant en considération la situation de chacun suivant qu’il utilise déjà le propane, qu’il utilise une autre énergie, qu’il a ou non un besoin urgent de changer son mode de chauffage.

Voici présenté le résultat de mes études et recherches

 

Evaluation du coût du kwh chauffage suivant les énergies 

 

         Tapant sur Google  « Comparatif de prix des combustibles pour différents systèmes de ... » j’ai trouvé, émanant  des ateliers Bergerette  de Beauvais, deux tableaux intitulés, l’un « Coût annuel pour le chauffage pour différentes solutions et énergies », l’autre « Coût global sur 15 ans pour différentes solutions ». A partir du premier tableau, se découvre,  en tenant compte du  rendement usuel de 70% des chaudières, qu’en janvier 2012  le kwh chauffage s’établissait  TTC comme suit

-avec le fioul à 13,57 centimes d’euro,

-avec le propane citerne, à 18,85 centimes hors abonnement et à19,85 centimes avec,

-avec le gaz naturel, à 8,85 centimes hors abonnement et 9,85 avec,

-avec le bois en bûches à 4,57 centimes.

Propane en réseau : pour le réseau qui s’installe dans ma commune le coût annoncé est TTC de 8,89 centimes le kwh mesuré au compteur. S’ajoute  un abonnement de 13,17euros par mois, soit par an 158 euros et, pour un besoin calorifique de 20.000 kwh/an, une incidence sur le coût du kwh de 0,55 centimes, au final un coût de revient brut de 9,44 centimes  et après passage en chaudière de 13,48 centimes

Pour l’électricité le coût moyen du kwh chauffage n’apparaît pas sur le tableau Bergerette « Coût annuel pour le chauffage pour différentes solutions », seulement un coût heures pleines de 0,1312 et un coût heures creuses de 0,0695. Le coût moyen final dépend bien évidemment de la répartition des consommations entre les unes et les autres. Pour le seul chauffage on peut admettre  que, sur une période donnée, la consommation est identique à toute heure du jour ou de la nuit, d’où un coût moyen du kwh chauffage électrique de 11,7 centimes d’euro  qui se retrouve d’ailleurs dans l’autre tableau intitulé « Coût global sur quinze ans ». Avec des convecteurs, de même qu’avec une chaudière (murale) dans une pièce chauffée, le rendement est de 100% d’où, abonnement inclus, un coût final du kwh chauffage de seulement 11,7 centimes  en tarif  HP-HC et 13,11 centimes en tarif sans heures creuses. Avec une pompe à chaleur air-eau, bon an mal an il devient probablement de l’ordre de 4 ou 5 centimes ; autres toutefois sont les contraintes.

         En définitive pour satisfaire un même  besoin calorifique annuel sortie de chaudière de 20.000kwh, il faut dépenser

-en fioul à 0,95€ le litre                                         20.000 fois 13,57 c€ par kwh chauffage   soit 2714 euros

-en propane citerne à1700€ la tonne                  20.000 fois 19,85 c€ par /kwh chauffage  soit  3970 euros

 -en  propane réseau à 8,89 c€/kwh     20.000  fois 13,48 c€ par kwh chauffage   soit  2696 euros

-en gaz naturel à 6,2 c€/kwh                                20.000 fois   9,85 c€ par kwh chauffage    soit   1970 euros

-en électricité HP 0,0895 et HC 0,1312  20.000 fois 11,7 c€ par kwh chauffage   soit   2340 euros

 

Nota :  pour du propane réseau  8,89 c€/kwh au compteur  c’est, à quelque chose près, 1154€ la tonne à comparer à 1700 pour du propane en citerne.

 

Ainsi se résume approximativement  la situation respective des diverses énergies autres que le bois, approximativement, car les prix de base ont quelque peu variés depuis l’établissement des tableaux publiés par les ateliers Bergerette. Les bases de calcul sont donnés : à chacun d’ajuster en fonction des tarifs en vigueur. Toutefois à ma connaissance les variations depuis janvier 2012 ne compromettent pas le résultat final que je transcris, à ne considérer que le seul coût du kwh chauffage, et, pour les systèmes avec chaudière en partant de l’hypothèse que les chaudières usuels ont un rendement  de 70% :

-la pompe à chaleur est de loin l’énergie la plus économique en fonctionnement,

-le gaz naturel vient ensuite,

-électricité effet Joule, fioul et propane réseau se valent sensiblement,

-le propane en citerne vient en dernier.

 

Conclusion

 

-Le réseau propane projeté dans ma commune est très intéressant ­­pour ceux qui ont des citernes de propane ; pour les autres, c’est peut-être moins évident : à chacun d’étudier son cas d’espèce, les servitudes, de ramonage par exemple, le cas échéant ses possibilités d’investissement dans un équipement à haut rendement ou utilisant une autre énergie, aussi de préjuger de l’avenir à plus ou moins long terme. Seule certitude : les énergies renouvelables se transportent par l’électricité, alors que pétrole et gaz un jour disparaîtront.

 

                                                                                                                         Michel Nouaille-Degorce

                                                                                                                               Le 6 juillet 2012

 

 

 

p.j. : tableaux Bergerette

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